Une crèche avec un projet d’inclusion pour les enfants porteurs d’un handicap

Posté par le 26 Sep 2016

CrècheC’est un projet pour le moins original que l’asbl Le Jardin des Fées est sur le point de concrétiser. Créée en 2007 pour accueillir et héberger des personnes adultes handicapées mentales et/ou souffrant de troubles psychiatriques associés, l’association inaugure le p’tit jardin des fées le 3 octobre prochain.

Concrètement, il s’agit d’un lieu d’accueil et de surveillance de jour dont la structure peut accueillir 25 enfants de 0 à 3 ans et présente un projet d’inclusion pour enfants porteurs de handicap. “ Nous précisons bien que ce n’est pas une crèche réservée exclusivement aux enfants porteurs d’un handicap mais bien d’un projet d’inclusion et pour autant que les parents viennent vers nous pour ce genre de demandes ”, confie Salvatore Guaeta, président de l’ASBL.

L’objectif est de réunir , pour chaque enfant, les conditions d’accueil les plus propices à son développement en intégrant les plans physique, cognitif et social. “ Afin d’assurer un développement et un enseignement individualisé, l’apprentissage sera basé sur une pédagogie par projet, par enfant, qui considère les conditions d’apprentissage aussi importantes que le contenu. Cette méthode permet de développer, outre les savoirs et savoir-faire, les capacités d’émotion, de réflexion, de sens critique et d’autonomie ”.

La qualité de l’accueil dépend également de l’accueil apporté aux familles dans leur globalité. “ Le confort et l’accessibilité des différents espaces sont autant de conditions nécessaires à établir une relation de confiance et de partenariat entre les divers intervenants. C’est pourquoi nous mettons à disposition des parents, une salle d’allaitement pour les mamans désireuses de nourrir leurs bébés ainsi qu’un espace de détente pour discuter avec d’autres familles. ”

Les parents recevront également de manière régulière par mail un petit compte rendu personnalisé de l’évolution et des activités de leur enfant, ainsi que quelques photos.

Le début des activités de la crèche, installée au 73-75 du Boulevard Sainctelette à Mons est prévu pour le 3 octobre prochain.

Source : La Dernière Heure (23 septembre 2016)

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Une maison de repos et de soins pour personnes handicapées

Posté par le 26 Sep 2016

Maison de reposUne première. Et il y a urgence car l’âge moyen des 59 résidents est actuellement de 55 ans. La reine Mathilde a été sensibilisée à cette évolution indispensable.

Je suis arrivée il y a 32 ans. J’avais 26 ans. Aujourd’hui, j’aide les cuisinières à vider le lave-vaisselle et mettre la table. Je travaille dans des ateliers. Mes préférés sont la pâtisserie, les loisirs créatifs et le bien-être. Ma garante, Anne-Marie, m’aide pour faire les courses. Et je m’occupe de ma santé et de mes affaires. »

C’est en ces mots simples que Christine a expliqué à la reine Mathilde sa vie à La Serpentine. Il s’agit là, avec La Cognée et La Lisière, de la première des trois maisons dépendant de l’ASBL Horizons Neufs qui fête cette année son cinquantième anniversaire.

« C’est en effet en décembre 1966 que des parents réunis autour de mademoiselle Thieffery, aujourd’hui décédée, se sont mobilisés afin de trouver une solution pour l’avenir de leur enfant , rappelle le directeur Grégory de Wilde d’Estmael, qui s’occupait déjà des résidents lorsqu’il était étudiant à l’UCL, avec les membres de son kot animation Cognée. Un combat qui mettra douze ans pour aboutir, avec la création de deux premières maisons. On parlait alors de l’ASBL CETH. »

Horizons Neufs prendra la place lors de la création de la troisième maison. Marie-France Madeline en était une des fondatrices, pour sa fille Périne, en 1980 : « Nous voulions, nous aussi, une maison à Louvain-la-Neuve, dans une ville piétonne où notre fille pourrait se promener sans soucis. Il aura fallu vingt ans de combat et cinq gouvernements pour y arriver. Construire le lieu n’était pas le plus compliqué. Il fallait surtout que nous ayons des garanties pour son fonctionnement. »

Comme l’âge moyen des 59 résidents, dont 48 en résidentiels, 7 en logements supervisés et 4 qui ne viennent qu’en journée, est aujourd’hui de 55 ans, le président de l’institution, Harold Nyssen, a expliqué à la Reine la nécessité de « maintenir la qualité d’accueil, qui est notre raison d’être et notre fierté. Cela devra passer par une offre adaptée aux personnes vieillissantes, rencontrant les besoins médicaux et paramédicaux de plus en plus importants ».

Concrètement, d’ici à 2020, l’objectif est, selon le directeur, qui peut compter sur le travail de 54 personnes (43 équivalents temps plein), « de créer trois unités de six personnes, dont une serait une maison de repos et de soins, un nouveau lieu de vie adapté (mobilité, chambres médicalisées…), qui permette de tenir l’engagement inscrit dans nos statuts. Il faudra compter sur trois millions d’euros. Ce serait une première car ce genre d’institution n’existe pas dans les structures actuelles de maisons de repos et de soins »

Pour y arriver, un premier événement de récolte de fonds aura lieu le 6 décembre, à l’Aula Magna, pour le one-man-show de Bruno Coppens. D’autres suivront.

L’ancien directeur, pendant 32 ans, Jean-Noël Barroo, ne doute pas que l’équipe atteindra son objectif : « Je constate avec plaisir que le handicap n’est aujourd’hui plus caché et que les personnes qui en sont atteintes peuvent offrir ce large sourire qui cartonne dans le public. Tout le monde en a encore eu la preuve ce jeudi à l’occasion de la visite royale. »

Source : Jean-Philippe De Vogelaere pour Le Soir (16/09/2016)

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